Définition de la dysphorie de genre.

Désordre de l’identité de genre ou dysphorie de genre (Gender identity disorder – GID) est la dénomination scientifique qui se réfère à des problèmes psychologiques au niveau de la façon dont on vit son propre sexe.

Le mot "gender" (de l’anglais) signifie genre ou sexe. La signification est pourtant plus étendue que un aspect biologique. Elle réfère aussi aux aspects psychologiques, sociaux et juridiques d’une personne. Le sentiment d’être homme ou femme dans touts ces aspects est décrite comme "identité de genre". Tout le monde a une identité de genre: c'est l'expérience d'être un homme ou une femme. Cette identité de genre est perceptible dans les actions qu’on fait en relation de l’entourage et ceci pour exprimer qu’on a le désire d’être vue comme l’un ou l’autre sexe. L’expression des identité de genre en publique est décrite comme “rôle de genre”.

Le rôle de genre est donc la conduite qu’on pose pour correspondre aux modèles sociaux d’une certaine culture, qui sont conformément pour hommes ou femmes.

Bien des choses précédent la naissance d’une identité de genre. C’est un processus complexe et de longe durée influée par des facteurs biologiques, sociaux et pédagogiques. Ce processus commence avec la conception et se termine avec l’adulte. Seulement si le sexe physique ne correspond au sexe expérimenté psychologiquement, nous parlons de dysphorie de genre.

Chaque expérience de dysphorie de genre est très individuelle et peut être légère ou très grave. Celle-ci peut se présenter sous des formes différentes. Le travestissement est considéré comme la forme la plus légère de dysphorie de genre, le transsexualisme est la forme la plus extrême, le « transgendérisme » est une forme entre les deux. Toutes ces gradations ont bien sur une forme d’expression, car ces sentiments de malaise ne s’écartent pas facilement. Comment et à quel niveau ces sentiments seront exprimés, dépendent de plusieurs facteurs. Mais c’est certain que le but sera toujours : une identité de genre équilibrée.

Le transsexualisme - autre définition

Le transsexualisme est mal compris et souvent encore mal accepté par la société actuelle. Il est utile de définir ce qu'est le transsexualisme. Ceci dans le but de procéder à une meilleure éradication de certains préjugés et ségrégations liés au transsexualisme. Ceci en tenant compte des législations mises en place pour répondre à ces discriminations.

Le(la) transsexuel(le), un être et un corps différent:

Le transsexualisme est une situation dans laquelle une personne est convaincue de son appartenance à l'autre genre, et cela, en dépit de son apparence physique. La personne est alors convaincue que son genre sexuel actuel, qui lui a été imposé à la naissance, est totalement différent de ce qui devrait être et de ce qu'elle ressent.

Le transsexualisme se manifeste par un besoin impératif d'être en cohérence physique avec son identité de genre sexuel. Il s'agit alors, plutôt que de transformation, d'un " ajustement " entre l'être et son genre sexuel. La première étape la plus observée est le choix vestimentaire de la personne en conformité avec son véritable sexe. Une des premières étapes de la transformation physique est le traitement hormonal. Vient ensuite les implantations mammaires et la chirurgie qui va aboutir sur une reconstruction d'un nouvel appareil génital. Il s'agit donc d'une restauration du corps de la personne transsexuelle pour que celle-ci ne soit plus étrangère à son propre corps. Dans bien des cas, le non traitement de ce handicap mène au suicide.

Certains préjugés sont difficiles à abolir et sont insupportables par les personnes transsexuelles:

La majorité de ces préjugés proviennent de personnes " transphobes ". La base des préjugés est dans la plupart des cas une assimilation du transsexualisme à une Homosexualité réfutée. L'orientation sexuelle d'une personne est cependant totalement indépendante de son appartenance au genre. Un couple Homosexuel peut par exemple être attiré par son partenaire parce que c'est un homme, de même que son partenaire est attiré par l'homme qu'il voit en lui. Il n'y a donc aucun qui joue le rôle de la femme. Le problème est d'autant plus compliqué que ces personnes transsexuelles ne comprennent pas leurs états au commencement de l'étape de la recherche de l'appartenance. De ce fait, la plupart de ces personnes déduisent une homosexualité et non un transsexualisme. Ces personnes vont vite se rendre compte que c'est la recherche de ce qu'elles sont qui importe et non le sexe de la personne qu'elle aime.

Les préjugés entraînent les personnes transsexuelles à vivre une vie marginale et dans certains cas à vivre de la prostitution. Le taux de suicide des personnes transsexuelles est d'ailleurs très élevé. La seule échappatoire pour les personnes transsexuelles est de réussir leurs transitions, c'est-à-dire les opérations et autres processus qui leurs permettent de trouver leurs véritable genre.

Le transsexualisme et la législation:

Le transsexualisme a toujours existé depuis la nuit des temps. Ce n'est toutefois qu'à partir du vingtième siècle que des solutions chirurgicales et hormonales ont été réalisés pour corriger le sexe de la personne. C'est également durant cette même époque que le monde a commencé à mettre en place certaines lois dans le but protéger et de garantir le changement de sexe et donc des documents administratifs de la personne transsexuelle. Ces lois veillent à la légalité des solutions médicales des cas des personnes transsexuelles. Ces lois varient selon les pays.

En Suisse:

La personne transsexuelle doit suivre un chemin précis, établi par le législateur. Dans un premier temps, elle doit consulter un médecin psychiatre.
Ce dernier doit s'assurer que son patient (sa patiente) ne souffre en aucun cas de troubles psychiques tels que la schizophrénie. Lorsque le médecin psychiatre aura la conviction que son patient (sa patiente) présente les réels troubles liés au transsexualisme, il établira un certificat médical autorisant un médecin endocrinologue à prescrire les hormones nécessaire à la préparation du corps en vue des interventions chirurgicales.
Cette prise d'hormones dure deux ans. Durant ce temps, le patient (la patiente) doit continuer à consulter son médecin psychiatre. En finale, le médecin psychiatre établira un nouveau certificat médical autorisant le chirurgien à pratiquer les opérations nécessaires à la réassignation sexuelle.

L'état civil du transsexuel :

Pour que l'état civil du transsexuel soit modifié, il faut bien sûr que le transsexualisme dont il se prétend atteint soit reconnu.
En Suisse, une action d'état est admise par la jurisprudence afin de modifier l'indication du sexe et corrélativement le prénom du demandeur. Il faut que la réalité du transsexualisme et l'opportunité de la modification du sexe figurant dans l'acte de naissance soient attestées par une expertise médicale, que le requérant ait subi une opération chirurgicale et qu'il ne soit pas apte à procréer.
De plus, le cas échéant, un mariage antérieur devrait être préalablement dissous. A défaut d'intervention chirurgicale, il n'est pas exclu que la conviction pendant une période assez longue d'appartenir au sexe opposé puisse constituer un juste motif de changement du prénom au sens de l'article 30, alinéa 1, du code civil, d'autant plus qu'une loi du 1er juillet 1994 a supprimé l'exigence de prénoms faisant clairement ressortir le sexe d'une personne.
La décision de changement de sexe qui a force de chose jugée n'est pas mentionnée en marge des registres spéciaux, c'est-à-dire qu'elle ne figure pas en marge de l'acte de naissance ou de reconnaissance ou de mariage de l'intéressé. En revanche, elle est transcrite d'office dans le registre des familles de son lieu d'origine et un nouveau feuillet est ouvert, ce qui contribue à préserver sa vie privée.

Le saviez-vous ?

Le terme transsexualisme est fortement préféré au terme transsexualité. Bien que munis tout les deux du préfixe " trans " qui veut dire passage en latin, le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.

Source de ce document: Commission Internationale de l'Etat Civil

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