| Au chapitre relatif à la
grandeur de l'image, nous disions que la luminosité d'un objectif
dépend de la distance focale, en ce sens que, toutes autres
conditions étant égales , la luminosité est d'autant plus
réduite que la distance focale est plus grande. Un examen attentif de
la figure 11 du chapitre précédent montre que pour une distance focale
double, la surface que doit recevoir la même quantité de lumière est
4 fois plus grande.
Si la distance focale avait été 3 fois plus grande, cette surface aurait été 3 x 3 = 9 fois plus grande. La surface de l'image est toujours en raison directe du carré de la distance focale. La luminosité par contre est en raison inverse du carré de la distance focale. Cependant la luminosité d'un objectif n'est pas déterminée seulement par la distance focale, mais aussi par la grandeur de la plus grande ouverture utile du diaphragme. Plus grande est cette ouverture, plus grande aussi est la luminosité ; une lentille de grand diamètre reçoit en effet de chaque point du sujet un faisceau de lumière plus large qu'une petite lentille. Tous les points de l'image reçoivent
donc un éclairement plus grand, selon que le diaphragme est plus
ouvert. (Voyez fig. 15). Nous trouvant ici devant deux cercles dont la
superficie dépend du carré de leurs diamètres, nous pouvons énoncer
en principe que : la luminosité d'une lentille est en raison directe du
carré du diamètre de la plus grande ouverture utile du diaphragme.
On a cependant préféré exprimer la luminosité à l'aide du rapport existant entre le diamètre et la distance focale (d / f). Pour l'exemple cité, la luminosité sera donc:
Fig. 15 :
Tous les points de l'image se trouvent d'autant On peut aussi conclure de ce qui précède qu'un grand objectif n'est pas nécessairement un objectif de grande luminosité. Soit par exemple, d'une part
un appareil 6 x 9, ayant comme luminosité f / 3,5 et comme distance
focale 10,5 cm. et d'autre part un appareil 9 x 12, de même luminosité,
mais ayant 13.5 cm de distance focale. Ces deux appareils possèdent
pratiquement le même angle de champ. Ils produisent le même cercle
d'image nette : Pertes de lumière dans les objectifs
Ces pertes s'entendent pour
des lentilles claires et bien polies. Pour connaître approximativement la
transmission totale d'un objectif, il faut multiplier l'un par l'autre les
deux chiffres figurant au tableau ci-dessus. Les réflexions internes et leur suppression
Un défaut bien connu est la
tache lumineuse. La fig. 16a montre comment elle se produit. Les rayons
lumineux émanant du sujet sont brisés par la lentille et, en cas de mise
au point correcte, se rejoignent dans le plan de l'image. On voit dans la figure comment ce phénomène se produit sur une des faces de la lentille. Les rayons réfléchis se concentrent sur le foyer F'. La tache claire est d'autant plus nettement marquée que ce foyer se trouve plus près du plan de l'image. Si le foyer F se trouve très loin du plan de l'image, il ne se produit pas de tache proprement dite, mais les rayons lumineux provoquent un voile général. Parfois il se forme sur le plan de l'image une reproduction déformée de l'ouverture du diaphragme. Avec certains objectifs, ce défaut est toujours à craindre, si une source de lumière très vive avec arrière-plan sombre apparaît dans le plan de l'image. La figure 16b illustre clairement le cas. L'image parasite du diaphragme, dans le coin inférieur droit, est symétrique par rapport à la source lumineuse.
On peut même vérifier d'une manière très simple jusqu'à quel point un objectif déterminé est sujet aux réflexions internes nuisibles. A cet effet, on braque sur le soleil l'appareil mis au point sur l'infini et avec obturateur ouvert. On examine alors l'image sur le verre dépoli. Si l'appareil n'est pas muni d'un verre dépoli, on en place un soi-même pour faire cet essai. L'appareil doit être
disposé de telle façon, que l'image du soleil ne tombe pas au milieu du
verre dépoli, mais se présente à peu près comme la source lumineuse
dans la figure 16b. On colle par dessus l'image de la source lumineuse une
rondelle de papier noir pour protéger l'œil contre l'éblouissement. Les
défauts apparaissent encore plus clairement sur le verre dépoli,
lorsqu'on braque l'appareil sur une source lumineuse très vive,
ponctuelle si possible, s'opposant à un arrière-plan obscur, comme dans
la figure 16b. Source du document: Manuel de photographie Gevaert, édition 1949 |
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