| Dans les appareils de prix,
la quantité de lumière admise pendant l'ouverture de l'obturateur est
en grande mesure réglable. Ce réglage s'opère au moyen du diaphragme.
Le diaphragme se compose le plus
souvent de lamelles (fig. 17) qui, en glissant les unes sur les autres,
réduisent à volonté le cercle primitif (pleine ouverture). De cette
manière on peut rétrécir le faisceau lumineux admis sur la lentille.
On obtient ce rétrécissement de l'ouverture en faisant glisser un
petit index le long d'une échelle graduée placée sur la monture. Les diaphragmes à vannes sont constitués par des lamelles en laiton, pourvues chacune d'une ouverture appropriée. Pour l'exposition, une de ces lamelles est glissée dans une fente de la monture (fig. 18a.). Le diaphragme revolver (ou rotatif) se compose d'un disque circulaire en métal, percé sur les bords de trois ou quatre ouvertures différentes. Ce disque est fixé à la monture, ce qui permet d'amener à volonté une des ouvertures devant l'objectif (fig. 18b).
Fig. 17. Le diaphragme est généralement composé de lamelles glissant les unes sur les autres. Ce modèle s'appelle diaphragme iris. Ces deux types ont le désavantage de ne pas fermer hermétiquement, et ainsi de permettre à la lumière et à la poussière de pénétrer latéralement. Le diaphragme à vannes se rencontre encore dans les grands appareils, et le diaphragme revolver, dans les appareils bon marché et parfois aussi dans les appareils grands angulaires.
Fig. 18a. Diapragme à
vannes. Le diaphragme a un triple objet : 1° Avec l'obturateur, il sert à régler la quantité de lumière admise dans l'objectif. 2° Il coupe les rayons marginaux et ce d'autant plus que l'objectif est moins corrigé. 3° Il règle la profondeur de champ. A coté du système de numérotage décrit précédemment, il en existe d'autres, qui ne se rencontrent toutefois plus que dans les appareils anciens. On trouvera ci après une table permettant au possesseur d'un appareil de ce genre l'application du système indiqué ici, par la conversion du numérotage particulier de son diaphragme. Pour faciliter la tâche du photographe, les constructeurs d'appareils ont choisi des chiffres de diaphragme tels, que d'un chiffre à l'autre l'exposition doit être simplement doublée. Si donc, pour un diaphragme f / 6.3. il faut par exemple une seconde d'exposition pour obtenir une bonne image, il faudra, pour le diaphragme immédiatement plus petit (f / 9) 2 secondes et pour le suivant (f / 12.5) 4 secondes d'exposition. Tableau comparatif des différents systèmes de numérotage des diaphragmes
Source du document : Manuel de photographie Gevaert, édition 1949
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