Sports motorisés.

Dès mon permis de conduire obtenu, je me suis orientée vers les sports motorisées. J'ai participé par trois fois au rallye de Monte-Carlo en qualité d'assistante technique, également trois participations au 24 heures du Mans en qualité de chronométreuse.
J'ai acquis une licence de commissaire de piste qui m'a permis de participer activement à l'organisation de nombreuses compétitions automobiles en Suisse (Rallyes, Slaloms et courses de côte).

Un peu d'histoire:

Les premières épreuves en France tenaient plus du défilé que de la course réelle, entre Neuilly-sur-Seine et Versailles (depuis 1887) ou de la randonnée comme celle organisée par le quotidien parisien Le Petit Journal entre Paris et Rouen en 1894 : 102 concurrents sont inscrits, seuls 32 se présentent au départ. Le comte Jules-Albert de Dion s’impose sur une De Dion-Bouton (le premier prix de cette randonnée allait, selon le règlement, récompenser le véhicule qui devait « être sans danger, facile à manier et d’un usage peu coûteux »).

L'année suivante, la première véritable course automobile est organisée : c'est Paris-Bordeaux-Paris. 21 (ou 22, selon les sources) véhicules au départ pour 9 à l'arrivée. Émile Levassor finit le premier l’épreuve le 15 juin sur une Panhard en 48 heures et 48 minutes; mais il était hors compétition car sa voiture était une deux places alors que le règlement exigeait un minimum de quatre places avec autant de passagers que de places. Ce fut une Peugeot conduite par Paul Kœchlin qui gagna en 59 heures 48 minutes. En octobre 1896, Paris-Marseille-Paris est au programme, et la mode des raids ville à ville s'impose comme le format classique de la course automobile. Le décès d'Émile Levassor dans cette épreuve ne remet pas en cause ce principe. Dès le 7 septembre 1896, pourtant, une première course automobile sur circuit a lieu aux É.-U. (Rhode Island State Fair).

En 1900, James Gordon Bennett junior, grand pourvoyeur de trophées sportifs divers, fonde un challenge pour la course automobile : la Coupe automobile Gordon Bennett. Le règlement de ce challenge est établi par l'Automobile Club de France, fondé en 1895 et, stipule le caractère international de l'épreuve. Ainsi, le challenge prévoit que l'épreuve se déroulera dans le pays du vainqueur de l'année précédente. C'est la nationalité du constructeur automobile qui compte, pas celle du pilote. La première édition (1900) se court entre Paris et Lyon et, voit la victoire du pilote français Henri Fournier sur une Mors. En 1902, c'est le Britannique Edge qui s'impose; l'édition 1903 se déroulera en Irlande du Nord. L'Allemagne (1904), puis la France (1905) organisent les éditions suivantes suite aux victoires de leurs automobiles.

La formule de la Coupe Gordon Bennett atteint rapidement ses limites car elle impose des présélections. Les constructeurs français, très nombreux, parviennent toutefois à faire abroger la limite des trois voitures maximum par pays. L'appellation « Gordon Bennett » est abandonnée, place à la « Coupe de l'ACF ».

Suite aux très nombreux accidents qui marquèrent la course Paris-Madrid en 1903, l'ACF et les autorités civiles imposent la tenue de l'épreuve sur circuit. Le Mans fait acte de candidature, et la ville qui vit naître la première voiture commercialisée (Amédée Bollée) reçoit le premier Grand Prix de France en 1906 sur un circuit de 103,16 km. Contrairement aux courses de ville à ville, toute circulation est interdite sur ce secteur routier. Pour contourner certains villages, les organisateurs mettent en place des déviations en bois ! De plus, on goudronne « à chaud » le circuit, mais sur certaines portions, ces travaux s'avèrent décevants. Ces travaux coûtent fort cher, et le bilan financier du Grand Prix est catastrophique. On délocalise ainsi les éditions 1907 et 1908 sur le petit circuit de Dieppe, nettement moins coûteux. Britanniques, Belges et Allemands mettent également en place des compétitions annuelles plus ou moins comparables au Grand Prix de France, constituant les premières bases d'un véritable calendrier d'épreuves.

Les grands raids prennent naissance dès 1907. Le quotidien parisien Le Matin soutient ainsi le premier d'entre eux : Pékin-Paris.

Aux États-Unis, la première édition des 500 miles d'Indianapolis a lieu en 1911. Cette même année, le Rallye automobile Monte-Carlo voit le jour. Les 24 Heures du Mans, épreuve d'endurance de référence, se déroulent pour la première fois en 1923.

Interviews des personnalités qui ont marqués
le rallye suisse dans les années 80-90.

Guido Haberthur
Préparateur Porsche de la région lausannoise.

Pierre-Antoine Gschwend
«Patron» du Rallye International du Valais.

Daniel Fausel
Secrétaire de la Commission Sportive Nationale.

Philippe Eckert
Navigateur et fondateur de l'association suisse des navigateurs.

Raymond Balmer
L'homme à la mini.

Les voitures de légende et les sports motorisés.

Les voitures de légende.

Les 24 heures du Mans 1956

La Porsche RSR

Photographies

24 heures du Mans 1979

24 heures du Mans 1981

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